jeudi 26 août 2010

La 2cv C.O Militaire

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Si la 2cv doit une partie de sa celebrité  à la Brigade de Gendarmerie de St Tropez, il faut savoir que la 2cv C.O, en version berline ou camionnette, fut durant de longues années un vehicule de liaison au sein des Armées de Metropole et d'Outre mer;

 

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Voici d'ailleurs sa fiche d'identité tirée du "Catalogue  des principales caracteristiques  des vehicules automobiles en service dans l'Armée"; 

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Ci joint  son livret de bord reglementairement a mettre bien en vue sur la tablette passager.

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 La 2cv C.O  coexistera quelques temps avec la célèbre jeep de l'armée U.S qui lui sera finalement preferée et sa fabrication sera poursuivie en France de 1955 à 1970 sous license par Hotchkiss à l'usine Ornano de St Denis .

Dans l'Armée Française,  la 2cv camionnette a reellement servi en operations, dont cet exemplaire tres special revu et corrigé par les bureaux d'etude du GHAN1 (Groupement d'Helicoptères de l'Aeronavale N°1) de la Marine Nationale,  en version heli-transportable et armée d'un canon de 75SR ou en calibre 20.

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Dans le corps des Royal Marines Commandos (GB), on retrouve aussi, fin des années 50 et debut 60, un lot de camionnettes adaptées à des operations helitreuillées a partir des Portes helicoptères HMS Bulwark et HMS Albion ( )

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 On retrouve quelquefois des repliques plus ou moins habiles temoignant de la vie sous les drapeaux de ces 2cv CO.

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Replique (Photo Ernie Bond)

 Enfin, toujours chez Citroën, on retrouvera plus tard la Mehari dans les Armées pour des missions de liaisons administratives sur routes et même la prestigieuse Citroën Maserati SM pour des missions d'interception rapide.  Et comme le montre cette photo, la 2cv etait toujours là en arriére plan !

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Photo INA.fr 

      

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mardi 12 avril 2011

2cv CO: les "ex" de l'ecrivain Pierre Marie Bourdaud

L'ecrivain Pierre Marie Bourdaud (Ed. L'Harmattan)( http://tinyurl.com/67j7vy), par un heureux hasard,  nous a rejoint sur le Blog , occasion delicieuse de remonter avec lui le fil du temps au volant ....de ses "ex" . Etonnant !

Avec son autorisation, on l'ecoute :

                                                       J’AI RENDEZ-VOUS AVEC VOUS

"J'ai eu six deudeuches, dont trois ondulées. j'ai raconté leur vie. Voici la première :"



Ma première 2 cv était une vieille " grise ", achetée à un brave ouvrier agricole qui, cultivant avec elle la lenteur, ne lui avait fait aucun mal ; le pauvre, s’il lisait ce qui va suivre, du fond de sa tombe... Je l'appelai Jolly Jumper, pour me venger des élèves qui au temps de mon pionnicat m'avaient surnommé Lucky Luke – ma juvénile maigreur et mes chemises à carreaux, pas quelque talent aux armes que j'aurais pourtant aimé braquer sur eux – mais aussi parce qu’elle bondissait au démarrage, passait à grandes enjambées les ondulations routières et levait indécemment la croupe aux stops. Et glissons sur sa capacité à s’arrêter de traviole, née le jour où j’avais oublié de desserrer le frein à main, cramant les garnitures du côté gauche. Sa carrière fut brève : elle périt avec perte et fracas, surtout fracas, par une folle nuit qu'il me faut narrer.
...Je jouais à l’étudiant. Mes fréquentations bien bigarrées comptaient un anarcho-syndicaliste maître d'une 403 trafiquée et un descendant d'émigrés polonais possesseur d'une 2 cv, pour l'instant normale hormis le klaxon, chipé à un autocar, qui à chaque kreukreu vidait sa batterie en lui faisant perdre 10 kmh. Voilà-t-il pas que le premier, par curiosité, propose au second ses roues avant (Figurez-vous que la fixation est possible ! Durable ? Demandez aux cardans...) Voilà-t-il pas que nous allons en ville étonner les passants et surtout entamer le périple nocturne nous conduisant habituellement du snack-bar de la Vendée (bien, le steak-frites), au Santeuil (pied-à-bière des journalistes de La Résistance de l’Ouest) et au Café des Maraîchers (qui désaltère les lève-tôt du marché couvert du Champ de Mars et les couche-jamais de la nuit comme nous). Voilà-t-il pas que, le steak fini, nous interrompons le rite pour partir faire du rappel dans les lacets de la Jonelière, tourniquet pentu bien connu des bords de l’Erdre.
A minuit, l'heure du crime, quand l'honnête citoyen ronfle ailleurs que sur les routes, ça sera mieux pour lui, nous plaçons un vigile à chaque épingle, et roulez petits bolides ! La numéro un, ses grosses roues pètent (plus exactement : dribblent, mais comment résister à un calembour aussi bassement flatulo-couillu). Elle ne fait qu'un tour de piste, et comprend que ça suffit. La numéro deux, moi-même personnellement, vrombissant comme tout un gang de guêpes, monte une première fois à fond de seconde. Essai réussi, à transformer.
Deuxième passage, mais sur le rapport supérieur (adjectif, pour une 2cv, bien optimiste). Sage précaution, la suite le prouvera, je conduis allongé bras tendus tête jetée en arrière. Personne ne me verra, heureusement, dans cette posture d’avaleur de parapluie anglais. Ligne droite, premier virage, bout droit, deuxième virage, troisième... et bang ! Braquée à fond, ma roue avant gauche mal gonflée a offert sa jante au bitume : point d'appui, culbute, et brève rencontre éclatante avec le portail métallique d'une école primaire. Votre serviteur ne doit la vie qu'à sa position style pucelle résistant aux derniers outrages et aux baleines de parapluie : la traverse métallique avant du toit fait un angle obtus vers l'intérieur, pile face à ce qui me sert encore de crâne !
Nous retournons cette pauvre crêpe (presque aussi plate) de Jolly Jumper I. Au moment où ses roues retrouvent la terre ferme, un mystérieux bruit sec jaillit de ses entrailles blessées – voilà que je m’attendris. A la remorque, elle rejoint piteusement la Cité U sous les regards moqueurs de ceux qu’avaient agacé la veille sur le parking les tournicotons du duo des deuches. Le lendemain matin, après une visite diplomatique et efficace au directeur de l’école outragée (conducteur maladroit, oui, malhonnête, non), une inspection rapide révèle, outre l'aspect globalement chiffonné de ce qui fut une conduite intérieure prétendument hermétique, deux trous dans la boite de vitesse, comme percés à la mitraillette : différentiel explosé !
J'avais un peu exagéré, non ?

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Ma deuxième fut la plus folle. Achetée trois francs six sous pour ses quatre pneus en apparent bon état, elle ne valait pas davantage. Sur ailes, capot, coffre, caisse, elle arborait toutes les couleurs du nuancier de la 2 cv depuis que les casses auto existent. Elle prenait l'eau par : l'aérateur, les essuie-glaces, le compteur, la capote, le plancher avant. Vous traversiez une flaque, c'était la Piscine Molitor. Cette perméabilité me valut d'aller marier mon frère en bottes de pêche : quatre vingt kilomètres en conduisant la jambe gauche en accent circonflexe concave pour éviter le goutte-à-goutte tombant implacablement du compteur latéral au rythme mou des essuie-glace quasi-factices, bonjour la crampe ! Quand on « accélérait » la coque glissait sur la plate-forme ; quand on « freinait » elle revenait à sa rouille initiale. (Notez les guillemets pour des opérations qui, sur une 2cv, s'apparentent à des utopies stériles...). Si je crevais, il valait mieux mettre le cric sous un longeron avant que sous ladite coque, sous peine de la voir monter aux étages quand les roues restaient à bouder sur le goudron.

Un jour (un seul ?), je démarrai sans desserrer le frein à main. Deux rues plus loin, certaine odeur âcre m'informa que je venais de griller UNE garniture : j'étais donc condamné aux freinages en crabe, compensant au volant comme un barreur par gros temps. (A propos de barreur, donc de voile, avez-vous quelquefois enlevé les portes arrière et embauché des amis casse-cou, un à droite un à gauche, pour qu’ils fassent du rappel dans les virages idoines ?) Si bien qu'une fois, passant sur un cassis, ma porte avant s'ouvrit brutalement (j'avais oublié « le » tendeur, cet accessoire indispensable au maintien de la carrosserie) : je lançai un bras désespéré pour rattraper la fugueuse, je freinai à mort (ça oui !) et me retrouvai en travers du boulevard sous le regard indigné des autres automobilistes, les normaux !

Elle mourut piteusement, à six à l'heure, en se jetant sottement contre le pare-deuche d'un quinze tonnes. La traverse de chemin de fer qui défendait l’avant du camion ne fut qu'éraflée, mais ma chère vieille chose (enfin, chère...) se mit aussitôt en portefeuille : les compressions de César avaient une rivale !

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Ma troisième, malgré sa couleur, je n'osai jamais l'appeler "la belle bleue". Cette vieillerie me vint d'un saint homme de Dieu, le brave et austère vicaire de ma paroisse, qui connaissait certainement plus ses cantiques que la mécanique. Bosses, éraflures, raccords de peinture approximatifs sur un fond général aussi délavé que les yeux d’un alcoolo en phase terminale, elle présentait tous les signes extérieurs de la pauvreté. Et je ne parle pas des signes intérieurs : outre l’inévitable plancher à troutrous, la capote fendillée, les sièges affaissés, le moteur était rincé, et pas à l'eau bénite. Le garagiste à qui j'essayai timidement de confier ses entrailles fumantes d'huile trop vite brûlée déclina l'invitation et me suggéra, pour apprendre par moi-même, d'opérer en solo. Sur le coup, je le remerciai d'épargner mon maigre portefeuille ; maintenant, je pense qu'il avait vraiment d'autres bielles à fouetter, et nettement plus argentées ! C'est là que j'appris à me bagarrer avec les écrous de 17, les gougeons de cylindres, le capotage du ventilateur et autres pièges à débutant. Le moteur était remis à neuf, j'avais tout bien remonté, je partis radieux... et je fis UN kilomètre qui s'acheva dans une fumée prometteuse : j'avais oublié de croiser les segments, et les cylindres étaient rayés en losange comme un sac à main de Mademoiselle Coco Chanel !

C'est avec elle que j'appris quelques plaisanteries dont je rougis encore (euh... non : je ris !). Rouler assis à la place du mort et conduire d'un bras habilement baissé : il faut l'avoir long et les pieds aussi. Demander à votre voisin de tenir le volant de même, et vous laisser doubler par un quidam dont vous reluquez ostensiblement la légitime (ou supposée telle...) en vous accoudant des deux bras à la portière. Pire encore, conduire tête baissée, en regardant par la trappe d'aération. Que d'apoplexies ai-je dû déclencher dans ces remakes de l'Homme Invisible, puisse Saint Citroën me les pardonner !

Un bon souvenir : cette semaine d'été torride où je roulai capote totalement enlevée jour et nuit. Rouler tous phares éteints sur une route de campagne par un ciel de pleine lune, quel plaisir ! Un autre, moins drôle : nous voulions, ce mardi-gras là, faire des crêpes à la bière ( !) et j'étais chargé de convoyer la jatte de pâte. Bien sûr, il y avait eu un arrêt brusque, tout avait valdingué, et l'odeur infecte que l'ecclésiastique véhicule garda religieusement pendant des semaines, je l'ai encore dans le nez !

Auteur : PMB

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dimanche 24 avril 2011

Les 4 SALONS HISTORIQUES de 49/50/51/....et 89

Les 4 Salons qui ont comptés le plus dans l'Histoire de notre 2cv apres 48 et la 2cv sans moteur !

-49 :la presentation au public du vehicule complet (d'aprés la Revue Technique Automobile)

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-50: le succés des commandes (d'aprés la Revue Technique Automobile)

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-51: l'apparition de l'AU (d'aprés la Revue Technique Automobile)

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-89: Fin de production à Levallois (d'après l'AUTO-Journal)

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C'etait Hier; l'Histoire est en route...

Posté par doc83600 à 23:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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