jeudi 16 avril 2015

L'UMAP de jean L.

Jean nous a contacté cette semaine pour partager non sans humour avec nous quelques anecdotes a propos d'une UMAP dont il fut l'heureux proprietaire dans les années 50. Je ne resiste pas au plaisir de lui ceder la "parole":

   "A la fin des années 50 je fus propriétaire d'une UMAP .Le chassis-moteur fut fourni par mon concessionnaire Citroen et je la fis carrosser a ma guise chez UMAP qui fabriquait aussi des coques pour Alpine A 108. J'avais un moteur gonflé qui me permettait d'atteindre 120 kms /H. A l'époque ,cette voiture m'avait couté plus cher qu'une DS, mais quand on aime on ne compte pas ! J'ai fait 80.000 kms avec elle..... Si mes souvenirs sont exacts, j'ai du acquérir cette auto en 58 et je me souviens que c'était une des premières a entrer en fabrication. La sellerie était en simili velours noir et rouge du plus bel effet, carrosserie rouge et roues avec enjoliveurs a rayons. Succès assuré partout où je passais, Paris ou province.

Je roulais beaucoup a l'époque et en 59 j'ai jeté mon dévolu sur le cabriolet Facellia. A la livraison, cette voiture ne correspondant pas a ma commande j'ai annulé celle-ci pour me tourner vers le cabrio Sumbeam Alpine et aux cours des années qui suivirent jusqu'a ce jour, toutes les principales sportives Françaises et étrangères me sont passé par les mains. Si je vous ai parlé de la Sumbeam c'est pour revenir a l'UMAP.

Le garage parisien qui me vendait la nouvelle Sumbeam,me reprenait l'UMAP. Le jour de la livraison j'arrive avec ma voiture, le préposé du garage ouvre le capot pour jeter un dernier coup d'oeil sur le moteur de moteur de la "2 pattes". Le malheur a voulu que pour se faire, il prenne appui sur le dit moteur comme le font beaucoup de garagistes. Et là, " Grosse malheur",le moteur s'est effondré. Rupture de la traverse qui le soutenait. L'effondrement du moteur est sans doute du a une mauvaise assise et au fait qu'étant "gonflé" la puissance avait ébranlé son ancrage. Inutile de vous dire qu'il a fallu revoir le chiffre de la reprise vers des profondeurs insondables...... Je ne possède malheureusement qu'une seule photo de ma voiture, et celle-ci est en grosse partie cachée par un mannequin qui pose devant celle-ci. (J'étais créateur de vêtements) Et c'est du noir et blanc. Ce jour là j’avais oublié de laver la voiture pour la présentation. Evidemment, ce qui comptait pour moi c’était le vêtement. Par contre, d’autres que moi la prenaient en photo, des curieux intrigués par cette inhabituelle auto.

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 Avec cette auto je suis allé souvent a St Tropez, où, a cette époque, on pouvait se garer devant Sénéquier ou devant La Ponche, qui était dans ce temps un petit hôtel où je descendais. Succès d’intérêt pour l’UMAP car en 58 on n’était pas encore écrasés par la magnificence des Ferrari. Quand on m’interrogeait sur l’origine de cet engin inhabituel je répondais qu’il s’agissait d’une Stanguellini Spéciale (Marque qui tentait d’émerger a cette époque). Et aux petits malins qui argumentaient la présence des chevrons Citroen sur le capot, je répondais que ce constructeur avait fourni les engrenages de la B.V.(Tout au moins pour ceux qui connaissaient l’origine du sigle Citroen) .

J’ai toujours aimé blaguer mais la limite de la blague était la mise en route de l’engin qui coupait court aux fantasmes échafaudés par les curieux. L’inimitable bruit de casseroles secouées dans un sac qui fait partie intégrante de tout démarrage de 2 cv. 

J’avais ouïe-dire qu’on fabriquait une miniature de cette voiture. Depuis, je me suis procuré cette reproduction. Vous pouvez donc vous servir de mon document si toutefois cela peut intéresser vos lecteurs. 

Espérant vous avoir satisfait je vous prie de me croire cordialement vôtre".

Posté par doc83600 à 18:41 - - Commentaires [11] - Permalien [#]